Ubisoft annonce jusqu’à 200 suppressions de postes en France❗
Ubisoft annonce jusqu’à 200 suppressions de postes en France dans le cadre d’une vaste réorganisation
Le groupe français Ubisoft, l’un des principaux éditeurs mondiaux de jeux vidéo, a annoncé un projet de réduction d’effectifs au sein de son siège en France. Cette décision intervient alors que l’entreprise traverse une période de difficultés financières et structurelles.
Des suppressions de postes ciblées au siège parisien
Ubisoft prévoit de supprimer jusqu’à 200 postes parmi les environ 1 100 salariés qui travaillent à son siège, situé à Saint-Mandé en Île-de-France. Cela représente près de 5 % des effectifs français du groupe.
La direction a proposé un plan de rupture conventionnelle collective (RCC), qui permettrait à certains salariés de quitter volontairement l’entreprise avec des indemnités négociées avec les syndicats, dans le cadre d’un accord encore à valider par les autorités françaises.
Contexte économique et réorganisation interne
Cette annonce s’inscrit dans une stratégie plus large de réorganisation et de réduction des coûts menée par Ubisoft depuis plusieurs mois. L’éditeur a récemment divisé son organisation en cinq “maisons créatives” autonomes, chacune responsable d’un segment de jeux ou de franchises, dans le but d’accélérer les décisions créatives et de réduire les dépenses.
La réorganisation s’accompagne également de mesures financières significatives :
Annulation de plusieurs jeux très attendus.
Retards de production sur d’autres titres.
Reuters
Objectif de réduction des coûts fixes d’au moins 200 millions d’euros sur deux ans.
Perte financière prévue et réactions
Ubisoft a averti les marchés qu’il s’attendrait à une perte opérationnelle d’environ 1 milliard d’euros pour l’exercice en cours, en grande partie à cause des ajustements liés à la réorganisation.
La réaction des marchés a été brutale : l’action de l’entreprise a connu des baisses record ces dernières semaines, marquant une des pires performances boursières de son histoire.
Réactions internes et sociales
Le projet de suppressions est déjà source de tension sociale. Certains syndicats estiment que les salariés ne doivent pas porter le poids des choix stratégiques de la direction, plaidant pour une autre vision de la restructuration.